L'entrée en Primaire

A la fin de la Maternelle ou à l'entrée au CP un bilan visuel est souvent utile car on estime qu’un enfant sur sept voit mal. L’enfant communique facilement par la parole et son examen sera très proche de celui d’un adulte.


L’apprentissage de la lecture et l’initiation à l’écriture sont des processus complexes et délicats qui exigent des stratégies visuelles sans faille.

Lire semble simple, naturel, or cette action met en jeu des mécanismes délicats et compliqués. Savoir lire ce n’est pas seulement identifier des lettres, c’est aussi faire appel sans cesse à notre connaissance de la langue.

La perception visuelle et la motricité des yeux sont très importantes. Pour lire, les yeux vont sauter en différents points du texte, et l’image créée va être transmise instantanément au cerveau qui la reconnaît et l’analyse. Pour cela, une bonne distance de travail et une bonne luminosité sont indispensables.

Une lecture trop lente à s’installer, marquée de difficultés du type, inversions, confusions et élisions de lettres devra amener à consulter l’orthoptiste afin que celle-ci vérifie les pré requis visuels de la lecture. Il n’est pas rare qu’à cette époque, orthoptiste et orthophoniste collaborent pour aider l’enfant.

 

Ecrire c’est reproduire des lettres que l’on se représente et les exécuter en exerçant deux contrôles : le contrôle visuel et le contrôle kinesthésique .

Une écriture trop lente, mal calibrée et mal posée devra faire penser à une dysgraphie et là aussi orthoptiste et psychomotricien ou ergothérapeute peuvent collaborer.
D’autres troubles tel que la dyspraxie visuo-spatiale peuvent être dépistés à cet âge et le concours de l’orthoptiste peut être demandé afin d’en rechercher les éléments visuels.

 

Une posture de travail inadéquate pourra aboutir à un bilan orthoptique, afin de définir si une mauvaise vision binoculaire en est responsable.

 

Pour connaître les différents tests susceptibles d'être utilisés en bilan orthoptique vous pouvez vous référer à la rubrique  Apprentissages.

L'entrée au collège

Avec la multiplicité des matières, la vision est encore plus sollicitée... et l'effort accommodatif aussi.

Une mauvaise posture,  le nez dans les cahiers ou sur les écrans, peuvent induirent une myopisation artificielle par crispation de la mise au point.

Tout d'abord épisodique et transitoire, une vision floue de loin va progressivement devenir la norme : c'est ce qu'on appelle la "myopie scolaire" ou "de l'étudiant".

 

Avant qu'elle ne se structure et ne devienne irréversible ou ne s'aggrave, un entraînement visuel chez l'orthoptiste, accompagné  de recommandations posturales entre autre, peut être conseillé.